
Le
monde de Sophie est décrit comme un roman initiatique qui met en scène une
jeune Sophie, 14 ans, qui découvre au fil des pages l’histoire de la
philosophie. Pour ma part, cette description n’est pas conforme, j’ai trouvé
qu’il y avait une fracture entre l’intrigue narrative et l’exposition des thèses
philosophiques là où un roman initiatique s’inspire et fait éclore un message
de la narration. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à deux livres à la fois.
Dans un premier temps je vais
vous parler du côté « roman ». C’est l’histoire de Sophie Amundsen,
elle est à l’aube de fêter ses quinze ans et reçoit des lettres d’un mystérieux
expéditeur. Le premier courrier est intrigant, il y est inscrit une seule
phrase « Qui es-tu ? ». Les suivants auront la même vocation,
celle d’amener Sophie à se questionner sur elle, sa vie et le monde. Nous
suivons au fil des pages son avancée jusqu’à la découverte de qui écrit ces
lettres et pourquoi.
J’ai trouvé ce récit ennuyeux,
long et inutile. L’intrigue est tirée par les cheveux et ne met pas en exergue
les propos philosophiques. L’idée est super de découvrir la philosophie par le
prisme d’une petite fille, elle incarne l’innocence et l’émerveillement.
J’aurai préféré que le récit soit plus simple, moins tortueux cela m’aurait
permis d’avoir une lecture plus fluide et plus agréable.
Dans un second temps, Le monde de Sophie nous raconte l’histoire de la philosophie, de
sa naissance aux auteurs contemporains. J’ai trouvé cette « partie »
réussie dans le sens où les propos sont très clairs et donc les courants philosophiques
facilement compréhensibles. Il y a un enchainement logique dans l’histoire de
la pensée et les différentes thèses et différents points abordés en philosophie
sont tous liés entre eux et découlent les uns des autres. J’ai aimé retrouver
cette continuité, qu’il me semble est trop souvent oubliée dans les cours de
philosophie.
Je recommande ce livre aux gens
qui notamment veulent avoir une vue d’ensemble de la philosophie et comprendre
les rouages de la pensée. Je pense qu’il peut être utile aux personnes qui
passent les concours de l’enseignement et enfin je vous suggère de le lire
jeune pour ne pas être freiné par la partie narrative.
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