
Une bombe explose à Paris. Un échafaudage est
pulvérisé. Très rapidement, la police en découvre l’auteur. Ce n’est pas l’acte
d’un terroriste. Le responsable, un jeune homme, John Garnier qui récupère,
dans l’est, les obus datant de la Grande Guerre qui, avec le temps, remontent à
la surface. Il n’est pas nécessaire de le chercher longtemps. Il se livre à la
police qu’il informe du dépôt, par ses soins, de six bombes ayant pour objectif
six écoles maternelles. Tout cela pour obtenir la mise en liberté de sa mère,
emprisonnée pour avoir tué sa petite amie. Paradoxalement, il veut s’enfuir
avec elle vers l’Australie et demande pour cela cinq millions d’euros.
Ces bombes exploseront au rythme de une
par jour si sa mère, meurtrière de sa petite amie et emprisonnée, n’est pas
libérée. Il demande en outre la possibilité de s’enfuir avec elle en Australie
avec cinq millions d’euros. Pour mener cette négociation, il demande, face à
lui, Camille Verhœven, lui et lui seul, le policier de un mètre quarante cinq
que Pierre Lemaître présente ici dans sa quatrième affaire.
Pierre Lemaître,
magistralement, rend palpable l’angoisse des responsables conscients des
possibles retombées meurtrières. Et l’homme, sachant posséder des cartes
maitresses, ayant tout calculé, ne concèdera rien, ni à la violence, ni aux
sentiments. Tout cela pour une mère ayant assassiné son amour. ? Il vous
faudra atteindre la fin de ce court mais fascinant roman pour juger du poids de
l’amour dans la haine.
Heureusement, Camille Verhœven est là !
Heureusement, Camille Verhœven est là !
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