
La promesse est-elle
tenue ? Moyennement dirai-je. C’est un bon roman, ça se lit bien et certains
passages sont même très réussis mais il m’a manqué un je-ne-sais-quoi qui l’aurait
placé dans la catégorie des Grands Romans.
Les frères Aldridge,
Byron et Randolph sont les fils d’un riche négociant en bois de Pittsburgh mais
la Grande Guerre est passée par là… Byron a combattu les allemands, il est rentré
détruit de son expérience en Europe et noie dans l’alcool ses traumatismes.
Constable dans une scierie de Lousiane, leur père envoie Randolph pour le
retrouver et le ramener à la maison, si possible à la raison par la même
occasion. Randolph devient directeur de la scierie et les ennuis commencent :
Byron est adepte du pistolet, sauf que les propriétaires du saloon de l’exploitation
sont des gangsters menés par Buzetti, un
infâme mafieux Sicilien (pléonasme ?).
Tout le roman est une
montée en puissance vers un affrontement inéluctable entre les frangins et la
mafia. La violence est omniprésente et l’ambiance moite de ces sordides
marécages est particulièrement bien rendue, certains passages sur la musique ou
sur le thème de la paternité sont même touchants.
Malgré ces qualités,
le livre traine un poil en longueur et j’ai eu du mal à m’attacher aux héros, notamment
Randolph. J’ai trouvé la plume de Tim Gautreaux assez inégale : parfois
lyrique et bouleversante, parfois plate.